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Le Congé Individuel de Formation.
L'histoire commence en 1994
Salarié d'un grand groupe français, ingénieur en électronique, mon adaptation
au monde du travail a commencé par un contrat d'un an en région parisienne en 1994.
Fort de cette expérience, j'ai intégré un poste à forte évolution
dans une filiale à Sophia Antipolis. Le contexte était motivant, une activité
à forte croissance dans la bulle des télécoms, de 1995 à 2001.
Un marché en pleine évolution
Dans le feu de l'action, qui consistait à fournir un marché dont le volume
de la demande doublait chaque année, j'ai exercé en pompier différentes
missions et projets dans le périmètre de l'ingénierie, la logistique, la gestion
de production et la qualification de produits.
La structure de la filiale en question évolua en permanence, passant d'un laboratoire
de 50 personnes à un site de production hi-tech de 400 personnes.
Le vent tourne en 2001
La bulle des télécoms ayant éclaté à partir de 2001, l'entreprise amorça
alors un déclin aussi brutal que fut sa croissance. De plus, malgré les difficultés
de qualité rencontrées lors de la croissance, la direction s'était entêtée à
délocaliser le savoir faire.
L'activité est remise en cause
La direction du groupe entreprit alors de se séparer de cette activité.
Commença alors pour le personnel une sortie de groupe isolée,
discrète et particulièrement dévastatrice socialement, c'est dans ce contexte
que les salariés découvrirent le vrai visage de certains syndicats.
L'alternative était pour une majorité du personnel, soit de chercher le même
type de travail dans une autre région, soit de changer de secteur d'activité.
Je suis pris dans la tourmente
Personnellement, approchant les 45 ans, je pouvais encore miser sur une relative
flexibilité et mobilité, mais je n'y voyais plus une fin en soi, j'entrepris
alors un bilan de compétences parfaitement encadré par les FONGECIF.
C'est une démarche pertinente, pour laquelle le choix du prestataire est
primordial, c'est avant tout une question de feeling avec le formateur.
Le bilan me donna deux directions, la première recentrée sur mon expérience
initiale, c'est-à-dire les grands projets électroniques, la deuxième ouvrant sur
le secteur des énergies renouvelables, mais exigeait une formation lourde.
Il apparaissait que mes compétences acquises en gestion de projet électronique
me permettraient d'aborder ce changement de métier avec un certain niveau, voire
de m'y apporter quelque expertise dans ce domaine émergeant.
Une nouvelle orientation
Par motivation et conviction pour le développement durable, je décidais
d'entreprendre une reconversion vers ce domaine, le Congé Individuel de
Formation fut le moyen le plus adapté, et j'optais pour une année
universitaire en licence professionnelle énergies renouvelables
également idéalement adaptée.
Comment réaliser les démarches
La procédure de demande de dossier est simple mais il m'a été précieux de
me faire conseiller par les camarades de FO. Les exigences d'un C.I.F portent
sur l'ancienneté, l'obtention d'un niveau professionnel supérieur ou reconversion
et sur les motivations, mais le calendrier de demande et le rapport à l'employeur
sont très importants.
Bilan de cette expérience
Ce fut un véritable challenge personnel que de me retrouver sur les bancs
de classe avec des jeunes de 22 à 25 ans, avec un bon tiers des cours théoriques
et des partiels. La formation d'une année universitaire me permit en plus d'acquérir
de nouvelles compétences proches du terrain, de me remettre à niveau en informatique,
en Anglais (et en Français), matières qui furent délaissées pendant mon
parcours professionnel.
En complément des avantages de cette démarche, qui coupe la vie professionnelle
en deux et permet d'aborder un nouveau domaine d'activité, une incroyable bouffée
d'air, pour sortir d'une ambiance de travail déprimante.
Cette aventure intérieure mérite d'être vécue.
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